vendredi 15 mai 2015

GPA : Mettons fin au double discours !


Le tribunal de grande instance de Nantes a enjoint, mercredi 13 mai, au procureur de la République de la ville la transcription sur les registres d'état civil les actes de naissance de trois enfants issus de la Gestation Pour Autrui.

Une fois encore la GPA entre dans notre pays par la petite porte !

Alors que le premier ministre, Manuel Valls, tenait le 3 octobre 2014 de fermes déclarations contre la « marchandisation du corps des femmes » aujourd’hui, les actes n’ont pas pris le relais sur les paroles.

Combien de temps encore, allons-nous tolérer ce double discours qui consiste à, d’un côté interdire la GPA, mais de l’autre, à tolérer cette pratique dans les faits en facilitant l’accueil des enfants issus de GPA à l’étranger ? Demander l’interdiction d’une pratique tout en reconnaissant ses effets est intenable à terme, et dénote d’une volonté délibérée de légalisation des mères porteuses à terme ou d’une méconnaissance plate du droit.

Aussi, il est urgent de faire adopter ma proposition de loi visant à lutter contre le recours à une mère porteuse afin que, notamment, le recours à une mère porteuse soit érigé en délit spécial au sein du Code Pénal. De plus, nous nous devons de condamner tous les auteurs d’infractions cherchant à contourner la loi française en la matière. De ce fait, de la même manière que le code pénal permet de passer outre le principe de la double incrimination notamment pour les cas de tourisme sexuel, la raison appelle à agir de même pour les cas d’atteinte violente à la dignité de la personne humaine que sont ces gestations et procréations par autrui, fruits d’un véritable tourisme procréatif.


Après les paroles, place aux actes, au nom de la dignité humaine !