mardi 17 mars 2015

Nous ne pouvons ignorer la souffrance de certains patients

Ce Mardi 17 Mars 2015, j’ai fait le choix de voter POUR la loi Claeys / Leonetti sur la fin de vie.

Même si la loi de 2005 de mon collègue Jean LEONETTI était satisfaisante, aujourd’hui la décision appartiendra aussi au malade. En effet, lorsque le malade est en fin de vie, qu'il souffre, et ce malgré les traitements mis en place, il aura désormais le droit dans notre pays de dormir pour ne pas souffrir avant de mourir. C'était possible auparavant mais ça ne se faisait pas toujours, ce texte apporte des clarifications. 

L’ensemble de ces questions éthiques ont été traitées dans un esprit de rassemblement et nous avons rejeté les amendements autorisant l’euthanasie active ou pire encore le suicide assisté. Dans les grands pays démocratiques : on ne donne pas la mort, les médecins ne sont pas faits pour ça et ne voulaient en aucun cas que leur relation  avec les malades soit altérée.

Je rappelle qu’en Belgique il y a plus d'euthanasies clandestines que d'euthanasies légales et que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a alerté la Suisse sur son taux de suicide. Il était hors de question que je vote un texte qui laissait planer le doute sur l'introduction de l'euthanasie ou du suicide assisté. Quand nous sommes CONTRE la peine de mort, comment pouvons-nous être POUR la mise à mort d’un patient ?

Le texte législatif voté contient les gardes fous nécessaires pour éviter toute dévire. La médecine doit soigner mais ne pouvons ignorer la souffrance de certains patients.


En France, presque 80 % des français ne peuvent pas avoir accès à des soins palliatifs en fin de vie. Il existe donc une véritable inégalité sur notre territoire. Ce manque d’accès aux soins palliatifs ne peut plus perdurer, un plan soins palliatifs ambitieux doit être mis en place