vendredi 10 octobre 2014

Manifestation de soutien aux minorités




Valérie Boyer a participé à la manifestation de soutien aux minorités Chrétiennes, Yézidis et Kurdes en Irak et en Syrie, ce mardi 7 octobre devant l'Assemblée Nationale.

L’actualité démontre une fois de plus l’urgence de l’adoption d’une loi pénalisant le négationnisme des génocides et crimes contre l’humanité. Les persécutions contre les Chrétiens d’Orient, particulièrement tragiques et choquantes en Irak notamment, rappellent à nos mémoires le souvenir douloureux du génocide des Arméniens, près de cent ans après les faits.

En 1990, l’historien Yves Ternon écrivait dans son ouvrage Du négationnisme : mémoire et tabou : « La négation est tissée avec le génocide. En même temps qu’il prépare son crime, l’auteur du génocide  met au point la dissimulation de ce crime ».

L’extraction de la loi sur la presse des poursuites concernant les négationnistes est le seul moyen de redonner à ce délit sa vraie place dans le code pénal, au chapitre des "Atteintes à la dignité de la personne humaine".

Cette entreprise ne peut être menée que si l’on se résout enfin à traiter le négationnisme comme un délit contre l’humanité et non pas comme un simple abus de la liberté d’expression.
En l'état actuel, la loi Gayssot n'est pas à l'abri d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité qui la déclarerait inconstitutionnelle et il faut prendre la précaution de lui épargner cette épreuve.

C’est tout l’enjeu de ma proposition de loi qui ne doit pas consister simplement à ajouter quelques pierres à l’édifice en incorporant les autres génocides, en particulier le génocide arménien, à la législation existante qui est menacée. Il s’agit en revanche de proposer une nouvelle qualification du négationnisme qui ne soit plus traité comme un simple abus de la liberté d’expression mais comme une infraction qui s’inscrit dans le prolongement des lois et conventions internationales incriminant les génocides et tous les crimes contre l’humanité en assurant une assise législative à la Dignité de la Personne Humaine.

Alors que nous nous apprêtons à commémorer le centenaire du génocide arménien, les scènes atroces qui se déroulent sous nos yeux en Orient à l’encontre des Chrétiens constituent déjà un crime contre l’humanité dont nous ne pourrons accepter le négationnisme. Ne l’oublions pas, le génocide assyrien a eu lieu durant la même période et dans le même contexte que le génocide arménien et des Grecs pontiques.

Les dernières estimations sur le nombre total de morts révisent les chiffres au nombre plus réaliste de 500 000 à 750 000 morts représentant environ 70 % de la population assyrienne de l'époque.
La population assyrienne du nord de la Mésopotamie avait alors été déplacée de force et massacrée par les forces ottomanes (turques) et les forces kurdes entre 1914 et 1920.


Il est donc nécessaire et urgent de légiférer afin que la négation des génocides et des crimes contre l’humanité soit réprimée.