mardi 30 septembre 2014

Vers un nouveau sabotage gouvernemental de la famille ?



Dans le cadre du PLFSS 2015, le Gouvernement vient d’annoncer des mesures d'économies supplémentaires qui pourraient avoisiner le milliard d'euros pour la branche famille portant principalement sur la réduction du congé parental de deux ans à un an et la division par trois de la prime à la naissance à partir du deuxième enfant.

Je suis une fois de plus extrêmement heurtée par l’idéologie anti-famille du Gouvernement. Alors que la France est championne d’Europe de la natalité, ce qui lui confère un atout majeur sur le plan démographique, le Gouvernement cherche à déconstruire la politique familiale à travers la baisse du quotient familial, la réduction du congé parental et de la prime à la naissance, etc.

Une fois encore, cette mesure porte atteinte à l’indépendance des femmes. Les attaques contre les familles dans lesquelles les femmes travaillent sont trop nombreuses.

Je suis donc opposée à l’idée envisagée par le Gouvernement de ramener la durée du congé parental pour le deuxième enfant à celle pour le premier et je refuse la logique de destruction de la famille qui est actuellement à l’œuvre dans notre pays.
Alors que la politique familiale est la politique sociale qui fonctionne le mieux en France, le Gouvernement s’acharne alors qu’il y aurait beaucoup plus d’économies à réaliser dans la branche maladie.

En effet, avec une hausse naturelle des dépenses de santé de 3,2 milliards d’euros cette année, la branche maladie, avec 10,5 milliards d’euros de déficit prévus en 2015, pèse bien plus dans le budget de la sécurité sociale que la branche famille, qui après une légère détérioration, accuse un déficit de 3,2 milliards.

C’est donc bien le déficit de l’assurance maladie qu’il convient de corriger en portant une attention particulière au coût de l’AME.

En premier lieu, l’Aide Médicale d’Etat (AME), devrait selon la Ministre de la Santé Marisol Touraine, atteindre 700 millions d’euros en 2013 contre les 560 millions initialement budgétés. Au 31 mars 2013, le nombre de bénéficiaires s'établissait à 264.000 personnes.

Toutefois, nous ne disposons que de peu d’estimations officielles sur la hausse du nombre de bénéficiaires et du coût global de cette prestation depuis le début de l'année 2013. Pourquoi la représentation nationale n’est-elle pas associée à ces chiffres ? Nous ne comprenons pas le manque de transparence.

L'année dernière, l'opposition avait mis en garde le gouvernement sur les conséquences de la suppression du droit de timbre de 30 euros que devaient acquitter les étrangers en situation irrégulière afin de bénéficier de cette aide particulière.

Les personnes en situation irrégulière sont aujourd’hui mieux traitées et mieux soignées que celles bénéficiant d'un statut légal qui en profite gratuitement.

Stoppons la division de la France et des français et concentrons-nous sur les foyers de dépense et de déficit les plus importants.