mercredi 10 septembre 2014

Réaction de Valérie Boyer suite à la relaxe des Femen


  Neuf membres du groupe des Femen étaient poursuivis pour avoir dégradé une cloche de Notre Dame de Paris, le 13 février 2013. Alors que des milliers de personnes étaient réunies, ces femmes, avaient une fois de plus troublé l’ordre public en attaquant nos valeurs, nos racines et notre Histoire à l’occasion du jubilé des 850 ans de Notre-Dame de Paris.

  La Justice a décidé ce mercredi de les relaxer mais de condamner les trois surveillants de la cathédrale. Je ne peux que regretter ce jugement qui incite les Femen ou toute autre personne à continuer ces actes de vandalisme dans l’ensemble des lieux de culte, et notamment dans nos Eglises,  renforçant par la même un véritable droit au blasphème !

  Malheureusement, cette décision va dans le sens du Gouvernement, qui, par son silence à ma question écrite du 31 décembre 2013 sur le financement des FEMEN[1] et par sa volonté de créer un timbre à l’effigie d’une militante de leur mouvement, envoie un véritable message de tolérance envers les Femen et encourage ainsi tous les provocateurs.

  Ces profanations obscènes de lieux sacrés démontrent l'irrespect de ces femmes pour les croyances intimes des personnes, leur déni de la liberté de conscience et leur goût de la provocation qui ne semble étonnamment pas, une fois de plus, attiser les foudres de la justice française. Les agressions répétées de Femen à l'encontre des chrétiens et des religions monothéistes en général dont elles n'apprécient pas la simple existence constituent de véritables compétitions de démonstrations plus choquantes les unes que les autres.

  Si ces méthodes laissent indifférents les médias et une grande partie de la classe politique, nombreux sont nos concitoyens qui sont simplement scandalisés et expriment leur mécontentement.

  Il ne s’agit pas de tout autoriser ou de tout interdire. La liberté d’expression comme ses limites, doivent être protégées. La liberté ne s’affranchit pas de la légalité et il appartient au gouvernement de prendre ses responsabilités en autorisant la représentation nationale à fixer le cadre et les limites de la liberté d’expression qui est une liberté relative et non absolue, qui doit respecter les croyances de tous.

  Il est intolérable que, dans notre Etat de Droit, la justice délivre de véritables permis de profaner nos lieux de culte !

Valérie Boyer
Députée UMP des Bouches-du-Rhône
Maire des 11e et 12e arrondissements de Marseille
Conseillère communautaire
Secrétaire de l’Assemblée Nationale