mercredi 30 avril 2014

Mouvement Femen : le Gouvernement toujours muet sur le sujet malgré mes questions écrites

Mme Valérie Boyer rappelle à M. le ministre de l'intérieur que ses deux questions écrites sur le mouvement Femen demeurent à ce jour sans réponse. 
Il s'agit des questions n° 49536 publiée au JO le 11/02/2014 portant sur les timbres Marianne à l'effigie d'Inna Schevchenko, leader du mouvement, et n°47289 publiée au JO le 31/12/2013 portant sur les troubles à l'ordre public et les profanations dont s'est rendu coupable le mouvement Femen.
Le Gouvernement n'a pas souhaité répondre à ces questions dans le délai imparti et Madame Valérie Boyer se retrouve ainsi contrainte de demander l'application de la procédure des « questions signalées », prévue par le règlement de l'Assemblée nationale. Chaque semaine, les présidents de groupe signalent dans le Journal Officiel 25 questions écrites demeurées sans réponse au-delà des deux mois réglementaires. Les ministres s'engagent alors à répondre dans un délai de dix jours. 
Madame Valérie Boyer souhaite à ce titre rappeler que dans un régime parlementaire tel que le nôtre, le Gouvernement est tenu de répondre aux députés qui l'interpellent. Elle s'étonne ainsi particulièrement de l'absence de réponse du Gouvernement sur ce sujet qui a grandement choqué les Français et pris une ampleur considérable notamment dans la presse, avec de nombreux articles parus dans Le Figaro, Valeurs Actuelles, Atlantico, Europe 1, La Voix de la Russie, Libération, BFMTV, etc. 
Madame Valérie Boyer souhaiterait ainsi comprendre pourquoi le Gouvernement ne souhaite pas apporter de réponses à ces questions simples et claires, à savoir qui finance les Femen, pourquoi ce mouvement n'est-il pas poursuivi pour troubles à l'ordre public et enfin à quel titre leur leader peut-elle incarner les valeurs de la République française en prêtant ses traits à l'allégorie de la Marianne. Elle souhaite notamment que soient officiellement détaillées les sources de financement du mouvement, afin de lever le doute sur d'éventuels soutiens publics.