mercredi 27 février 2013

SAVON DE MARSEILLE : FAIRE PLUTOT QUE FAIRE SAVOIR

Les gesticulations médiatiques de Marine Le Pen et de Marie-Arlette Carlotti qui découvrent inopinément, à quelques mois des élections municipales, que le savon de Marseille est en danger, ont de quoi laisser perplexe. C'est à qui fera le plus grand sourire en posant devant le plus grand nombre de cubes de savon. J'avoue ne pas comprendre, ni partager cette éthique politique qui consiste à s'agiter devant les journalistes sans rien proposer de concret. C'est l'opportunisme politicien dans tout ce qu'il a de plus détestable. La protection des indications géographiques pour les produits industriels, comme c'est le cas avec le savon de Marseille, fait l'objet d'un travail législatif depuis 2011. Sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, j'avais attiré à plusieurs reprises l'attention du Ministre de l'Industrie sur la concurrence déloyale que subissent les fabricants du savon de Marseille traditionnel réalisé avec 72 % d'huiles végétales et sans aucunes graisses animales, ni parfums, ni colorants, par les industries de savon et de détergent et sur la nécessité de mettre en place un dispositif de protection. Le Gouvernement de François Fillon avait alors inclu dans son projet de loi renforçant les droits, la protection et l'information des consommateurs un tel dispositif. Compte tenu du changement de 2012, le projet n'a pas pu aboutir. C'est précisément ce dispositif que je reprends avec plusieurs de mes collègues Députés UMP dans la Proposition de Loi n°684 déposée le 6 février. Mme Carlotti aura-t-elle le courage d'appuyer l'inscription de ma proposition de Loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale? Là bien sûr il s'agit de venir au secours des fabricants marseillais et non plus de faire un coup de com' ; les socialistes répondent ils présents?